Plan de désherbage

Les pesticides (ou produits phytosanitaires) détruisent les mauvaises herbes et les parasites que l'on ne désire pas. Mais ils ne sont pas sans risque !
Une utilisation excessive et mal raisonnée pollue et représente un véritable danger pour nos écosystèmes aquatiques et pour notre santé.

En zone urbaine, les désherbants sont le plus souvent appliqués sur des surfaces fortement compactées voire imperméables, favorables aux transferts des molécules vers les eaux.

C'est pour prendre en compte ces différents problèmes, que la commune de Lamballe a choisi de réaliser un plan de désherbage. Celui-ci s'inscrit dans une démarche globale visant à faire évoluer les pratiques en intégrant la protection de la ressource en eau. C'est un projet évolutif qui donne des objectifs à court terme (arrêt des traitements sur les surfaces à risque) et à plus long terme (prise en compte du désherbage dès la conception des aménagements).

 

1 - Petit point sur la réglementation

L'arrêté relatif à l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires à proximité de l'eau, du 1er février 2008 stipule :

Afin de préserver la qualité des eaux, il est interdit d'utiliser tous pesticides (désherbants, fongicides, insecticides) :

Cours d'eau - plan de désherbage

> à moins de 5 mètres minimum de tous cours d'eau, plans d'eau figurant sur la carte IGN au 1/25000ème

Fossé - plan de désherbage

 

> dans et à moins de 1 mètre de la berge des fossés (même à sec), cours d'eau, collecteurs d'eau pluviale, points d'eau, puits, forages ne figurant pas sur carte IGN au 1/25000ème

Caniveaux - Plan de désherbage
> sur avaloirs, caniveaux, bouches d'égouts

 

 

 

 

 

 

 

2 - Qu'est qu'un plan de désherbage ?

Carte des risques - plan de désherbage

Le plan de désherbage permet d'organiser la réflexion d'une commune sur la définition de secteurs où le désherbage est nécessaire. Une fois établi, ce plan propose des modalités d'action en fonction des risques de transferts des pesticides vers les eaux. Pour les secteurs sensibles, il faut chercher, lorsque cela est possible, des techniques alternatives au désherbage chimique.

On peut résumer ce travail par la mise en place de différentes étapes :

> Inventaire des pratiques de la commune
> Définition des objectifs d'entretiens
> Classement des zones à désherber par niveau de risque.
Les surfaces à risque élevé étant les surfaces imperméables et/ou à proximité d'un point d'eau
> Choix des méthodes d'entretien

 

3 - Quelles évolutions sur Lamballe avec ce plan de désherbage ?

Une meilleure qualité de l'eau, qui peut contribuer à long terme et avec la participation des habitants à baisser les factures d'eau (les traitements en station d'épuration ont un coût).

Une gestion différente des espaces communaux (dite différenciée), que les habitants percevront et devront accepter. En effet, il ne faudra pas être surpris par les changements de pratique des agents communaux et un enherbement de certain secteur.

Une réflexion sur des techniques alternatives
Comme on a pu le constater, le chimique est une solution dangereuse, mais le désherbage manuel, lui, est un grand consommateur de main d'oeuvre.
Pour ces raisons, une réflexion est menée sur l'utilisation de techniques alternatives.
Pour cette année 2008, les services techniques se tiendront à des zones tests où ils testeront différents matériels et procédés afin de proposer un véritable programme de désherbage pour 2009.

Ce qui va être fait à titre expérimental :

> Test de hersage sur des zones sablées qui sont très consommatrices de désherbants
> Fauches sur une zone du plan d'eau afin notamment d'y offrir plus de biodiversité (flore, insectes, paysages) à la place d'une tonte tous les 15 jours
> Augmentation de l'utilisation de la balayeuse qui a une double action au niveau du désherbage (préventive et curative)
> Enherbement de certains chemins où l'entretien se fera naturellement par le piétinement

La mise en place et le bon fonctionnement du plan de désherbage ne pourra se faire qu'avec l'appui de la population lamballaise, dans le cadre d'un vrai partenariat où chacun s'investira dans les nouvelles méthodes d'entretien.

Pour plus d'informations :
www.mce-info.org/pesticides
http://draf.bretagne.agriculture.gouv.fr/corpep